Une blessure : entre frustration et crainte.


J'avais envie de vous parler sport, et surtout des blessures liées au sport. La blessure est souvent perçue  comme le terrible lot du sportif. L'arrêt est synonyme de frustration et la reprise de crainte. Mais se blesser peut, d'une, être évité, et de deux, n'est pas une fatalité. 

Depuis septembre, j'ai un peu modifié ma routine de sport. J'ai commencé le fitness à la fac en conservant ma course du dimanche, et j'ai ajouté une à deux séances supplémentaires de natation (c'est-à-dire 4 à 5) par semaine. 
Mon emploi du temps me permettait de faire plus de sport et j'ai sauté sur l'occasion. A tort sans doute. La fatigue plus la surdose d'activités sportives ont eu raison de mon état de santé. Eh oui, je me suis blessée. 
Le fitness avait sensibilisé mes mollets, les palmes puis la course ont fait que je me suis retrouvée avec une déchirure au mollet droit.
Résultat : passage chez le médecin puis la kinésithérapie. 

Suite à mes expériences et à mes erreurs je vous confie quelques conseils pour 1) éviter de se blesser 2) favoriser sa guérison 3) reprendre le sport.


Eviter la blessure. 

Parce que la blessure peut toucher tout le monde, il est important de respecter quelques principes. Le premier que je vous conseillerais, car c'est celui qui a causé ma blessure, est de ne pas faire de sport à l'excès. Votre corps n'est pas une machine ; il a besoin de repos. 
Prenez donc du temps pour vous reposer, et votre corps vous dira merci. 
Si vous souhaitez tout de même augmenter votre pratique sportive, faites-le progressivement. Il faut laisser le temps à votre corps de s'adapter à votre nouvelle allure et intensité. Si vous décidez de courir 3 fois par semaine au lieu d'une, très bien, mais n'instaurez pas cette nouvelle routine du jour au lendemain. Commencez par deux par semaines et puis lorsque vous vous en sentez prêt(e)s à 3. 
Mon troisième conseil est dont d'écouter son corps. Il est le premier à vous donnez des signaux d'alarmes. Dès qu'une petite gêne apparaît, ne l'éclipsez pas de votre mémoire, mais tenez-en compte pour adapter votre pratique à vos ressentis. 
Enfin, je ne vous conseillerais que trop de vous échauffer et de vous étirer. Cela peut sembler inutile voire barbant mais c'est l'une des clefs pour ne pas vous froisser un muscle (ou pire). Avant et/ou après, l'étirement permet à vos muscles de se préparer à l'effort, ou de se détendre après celui-ci. Je tiens à préciser que l'étirement est primordial qu'importe le sport. J'avais l'habitude de ne pas m'étirer après la natation alors que les muscles, même s'ils semblent moins traumatisés, travaillent tout autant. 

Favoriser la guérison. 

Lorsqu'une douleur persiste, le mieux à faire n'est pas l'automédication douteuse mais bien d'aller voir un spécialiste. Votre généraliste est là pour ça. Il établira un diagnostic, possiblement vous administrera un remède ou bien donnera le relais à un autre spécialiste comme un kinésithérapeute ou encore un échographe. 
Surtout écoutez leurs indications. Si l'on vous prescrit un arrêt, respectez-le. 
Personnellement, j'ai dû arrêter la course pendant plus presque deux mois. Mais j'avais continué à nager à côté parce que je n'avais pas l'impression d'avoir mal, or, je sollicitais tout de même mon mollet et résultat, il a mis plus de temps à guérir. J'ai finalement arrêté la natation pendant deux semaines. Et la reprise,en douceur, a été indolore à la fois à la piscine et à la course. 
Evidemment, il est difficile de tout stopper lorsqu'on est habitué à faire du sport ; c'est devenu, souvent, un véritable besoin. On peut donc trouver des alternatives pour pratiquer sans se faire du mal. Par exemple, ayant mal au mollet, j'ai fait du pull boy (nager avec un "flotteur" entre les jambes pour ne travailler que les bras). Pareillement, il est possible de ne travailler que les jambes avec une planche et des palmes lorsque vous avez une tendinite au trapèze. 
L'important est d'être sûr que votre activité ne causera pas de traumas à votre blessure. Le mieux étant tout de même un repos complet. 
Enfin, cela peut paraître une fois encore inutile mais massez-vous. N'hésitez pas à l'aide d'une huile ou d'une crème, à masser la zone délicate. On n'y allant pas trop fort, cela ne peut faire que du bien. 

Reprendre le sport. 

Une fois qu'on est guéri, on n'a qu'une peur, que la douleur revienne. On se dit que si on a encore mal, on ne pourra plus jamais courir, nager, danser comme avant.

L'important est de reprendre en douceur et progressivement. En s'arrêtant, évidemment, on perd l'habitude voire, un peu, notre performance. Il faut ainsi retrouver son niveau par étapes. On se teste sur des petites distances, sur des terrains mous, à une intensité faible à modéré - pour commencer. La blessure est longue à cicatriser et reprendre comme si rien ne s'était passé risque de réveiller la douleur. 
Donc 1) on ne démarre pas sans s'être échauffer 2) on n'y va pas comme un barbare 3) on s'hydrate avant, pendant et après 4) on s'écoute 5) si la douleur n'est pas là, on ne force pas pour autant 6) après l'effort, on se masse et on s'étire 6) soyez patients. 
La reprise est la fin du combat mais il n'est pas forcément gagné pour autant. Affaibli, votre corps a besoin qu'on prenne soin de lui, et cela passe par une reprise sans brusqueries.


Voilà mes quelques conseils, qui j'espère vous aideront à reprendre plus tranquillement une activité sportive arrêtée pour cause de blessure ou même à cause de l'hiver.

Prenez soin de vous ;) 



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